Zimbabwe: L'armée se prononce

Zimbabwe : L’armée va-t-elle tourner dos au président Robert Mugabe

 Après le limogeage de Joice Mujuru au poste de vice-président en 2014, c’est au tour de son successeur Emmerson Mnangagwa d’être aussi démis de ses fonctions par Robert Mugabe, la semaine dernière. Joice et Mnangagwa ont tous les deux perdu leur poste après des plaintes médiatiques de  Grace Mugabe qui les accusait de chercher à renverser son époux.  Si l’éviction de Joice Mujuru n’a pas suscité un mécontentement de taille, ce n’est pas le cas de la mise récemment à l’écart du vice-président Mnangagwa, pressenti au sein du parti au pouvoir (la Zanu-PF) comme le successeur du président Mugabe pour sa fidélité.  Son limogeage est parti de sa défiance contre Grace Mugabe qui vise la vice-présidence pour espérer succéder à son époux.
Pour ce fait, le général Constantino Chiwenga a dénoncé les remplacements des membres du parti Zanu-PF. « La purge actuelle qui vise clairement les membres du parti (Zanu-PF) qui ont été engagés dans la guerre d’indépendance doit cesser immédiatement »,  a-t-il signifié au cours de sa conférence de presse animé au quartier général de l’armée zimbabwéenne.
Ajoutant que l’armée pourrait agir si certaines donnes n’étaient pas respectées.
« Nous devons rappeler à ceux qui sont derrière ces dangereuses manigances que lorsqu’il s’agit de protéger notre révolution, l’armée n’hésitera à intervenir », a-t-il menacé.
Le président Mugabe a toujours bénéficié du soutien de l’armée. Mais cette sortie durcie du chef de l’armée zimbabwéenne pourrait amener l’opinion à croire que l’armée est entrain de tourner dos au président Mugabe

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